Une élection sans conviction
Corbeil-Essonnes revient aux urnes pour élire son maire, après l’invalidation des dernières municipales. Aux Tarterêts, quartier sensible, les militants ont dû mal à mobiliser les citoyens.
dans l’hebdo N° 1070 Acheter ce numéro

La ville n’en finit pas d’être en campagne. En ce samedi de septembre, jour de marché aux Tarterêts, l’un des trois grands ensembles de Corbeil-Essonnes, les stands des huit listes en lice dans la course à l’hôtel de ville sont alignés en rang d’oignons sur le trottoir. Car la sous-préfecture de l’Essonne n’a toujours pas de maire, à la suite de l’invalidation en juin dernier par le Conseil d’État des élections municipales de mars 2008, et la condamnation à un an d’inéligibilité du maire sortant, Serge Dassault (pour achat de voix). Une semaine avant le premier tour, qui s’est tenu dimanche dernier [^2], les habitants prennent les tracts sans les lire et évitent les militants. Situés au nord-ouest de Corbeil, les Tarterêts comptent près de 9 000 habitants, pas loin du quart de la population communale. 40 % ont moins de 20 ans. Classé en zone urbaine sensible, le quartier est emblématique de la banlieue populaire parisienne avec un taux de chômage qui dépasse 30 %, et une