Universités : la course aux fonds

Au nom de « l’autonomie », les établissements font appel au mécénat d’entreprises ou de particuliers. Non sans conséquences sur la diffusion des savoirs.

Eva Delattre  • 29 octobre 2009 abonné·es

Et une de plus ! Fin septembre, l’université de Perpignan inaugurait sa fondation, à la suite des universités de Lyon, Marseille ou Strasbourg. Depuis le vote de la loi Pécresse sur l’autonomie des universités, et pour faire face à l’insuffisance des budgets alloués par l’État, elles sont aujourd’hui une douzaine à expérimenter ce qu’il en coûte de devenir « autonome ». Entendez une compétition sans merci entre facs pour mettre le grappin sur les meilleurs mécènes. Et l’obligation de rivaliser avec les grandes écoles, comme Sciences Po, Polytechnique ou HEC, qui, elles, ­peuvent compter sur le porte-monnaie de leurs anciens élèves et sur de généreuses entreprises avides de

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