Le pari du changement
Quelque cent cinquante à deux cents personnes ont participé, samedi et dimanche, aux Assises pour le changement convoquées par Politis à la Bourse du travail de Saint-Denis. Extraits.
dans l’hebdo N° 1076 Acheter ce numéro

Au total, une quarantaine d’intervenants ont dialogué entre eux puis avec la salle au cours des Assises pour le changement, réparties en quatre tables rondes, le week-end dernier à la Bourse du travail de Saint-Denis. Nous publions ici un très bref aperçu de ces débats. Vous pourrez retrouver en intégralité sur le site de Politis (politis.fr, rubrique multimédia) les interventions de l’économiste Frédéric Lordon, du sociologue Éric Fassin, de Gus Massiah, ex-président du Crid, d’Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac, et de Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme, invités à développer hors table ronde chacun des grands thèmes soumis à discussion. Vous pourrez aussi écouter des extraits des tables rondes, l’intégralité du débat de dimanche sur les « choix stratégiques » de chaque formation de l’autre gauche et des Verts, ainsi que la conclusion de Denis Sieffert. Vous pourrez aussi entendre l’échange très riche qui a eu lieu au cours de la soirée européenne entre Julien Ferrat (Die Linke) et le député européen Renato Soeiro, du Bloc de gauche portugais, réunis autour de Michel Rousseau (coordinateur des Marches européennes) et d’Élisabeth Gauthier (Espaces Marx).
1re table ronde : « Changer l’économie »
En introduction de la première table ronde réunie sur le thème « Changer l’économie », Frédéric Lordon a souligné que la crise actuelle est « une crise du capitalisme de basse pression salariale, où la concurrence est exacerbée par la forte pression actionnariale ». Une crise écologique de « raréfaction des ressources naturelles », a ajouté Jérôme Gleize, économiste à la commission transnationale des Verts. Et « une crise “civilisationnelle” » , pour Nicolas Béniès, économiste et membre de la Gauche unitaire : « L’idéologie libérale est en crise de légitimité, et l’absence de vision du monde ouvre une crise culturelle. » Partageant ce constat, les intervenants proposent des remèdes : la socialisation de l’économie, qui passe par un encadrement public de la finance. Pour Frédéric Lordon, les marchés financiers doivent être circonscrits