L’identité nationale ou le sacre de Reims

Un débat très orienté
sur « l’identité nationale »
s’est tenu récemment dans une émission télévisée. Décryptage.

Christine Delphy  • 26 novembre 2009 abonné·es

Yves Calvi, dans son émission « C’est-à-dire », réunissait la semaine dernière Fadela Amara, Élisabeth Lévy, Dominique Voynet, Ivan Rioufol et Hervé Le Bras sur le thème du débat « identité nationale » lancé par le gouvernement. D’entrée de jeu, la question n’était pas : « qu’est-ce que c’est ? », mais « en quoi et par qui cette identité sans contenu est menacée ». Et d’entrée de jeu aussi, on apprenait par la bouche d’Élisabeth Lévy que c’est par les « vagues » d’immigration d’Afrique. En dépit de quelques tentatives de faire remarquer que les gens dont on parle – les Arabes et les Noirs, comme le dit Lévy, fière de son « audace » – sont dans leur plus grande majorité des citoyens français, il était clair qu’ils étaient étrangers. Non, le fait d’être nés en France de parents français ne leur enlève pas cette tache : cela leur vaut le qualificatif surréaliste « d’immigrés de la seconde – ou troisième – génération ». « Immigré » est donc une caractéristique génétique qui se transmet par le sang ? Euh, oui… non ! Pas tout le temps ! Sarkozy n’est jamais traité (pas plus que des milliers d’autres Zélensky, Lopès et Moreno, d’ascendance polonaise, portugaise ou espagnole) d’« immigré de la deuxième

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Temps de lecture : 7 minutes