Copenhague : éloge de l’inquiétude

Professeur de philosophie, Bruno Mattéi nous propose une réflexion sur le comportement de notre société face à la question du climat.

Bruno Mattéi  • 10 décembre 2009 abonné·es

Le sommet mondial de Copenhague est présenté comme « l’heure de vérité » pour la planète. Il est vrai que l’enjeu est considérable. Il s’agit ni plus ni moins de savoir, comme le dit un penseur de l’écologie, « si on franchit ou non l’irréversible » . La question est évidemment essentielle de savoir si la communauté des humains, à travers ses représentants politiques et ses experts, sera à la hauteur du défi de la survie collective qui assurément se joue, du moins en grande partie, avec la crise écologique majeure du réchauffement climatique. Mais la question est-elle seulement celle d’une « volonté politique mondiale » qui sera ou non suffisante pour parer au malheur ? Pour ma part, j’identifie deux obstacles cruciaux auxquels cette volonté politique est elle-même soumise. Le premier obstacle est d’ordre anthropologique. On pourrait le formuler de la façon suivante : nous produisons, ou nous rendons possibles, des événements dont nous sommes incapables « d’imaginer » les conséquences, telle précisément la fin possible

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Temps de lecture : 6 minutes