Le festival des trois continents
Durant une semaine,
le Festival des 3 continents, à Nantes,
a livré un panorama
des cinémas du Sud,
à la fois créatifs
et fragilisés.
dans l’hebdo N° 1079 Acheter ce numéro

Deux films. Le premier, Tulpan , du Kazakh Sergueï Dvortsevoy , rapporte l’histoire d’un marin de retour sur ses steppes natales du Kazakhstan auprès de ses proches, éleveurs de moutons, avec pour devoir et objectif le mariage, non sans problème dans un paysage isolé, piqué de yourtes. Le second film, Tulaï, d’Idrissa Ouédraogo, sur un canevas familial dans la brousse du Burkina Faso, où, là encore, il est question de retour au pays, se veut un récit d’amour et d’honneur, de coutume et de transgression, de liberté et de bonheur individuel. Deux films [^2] articulés autour du voyage et des sentiments, avec leur poids de dimensions sociales et culturelles, poétiques, une topographie nourrissant le langage formel de l’œuvre. Deux films, une double projection. Au centre de détention et à la maison