Quand le Sud tance le Nord

Lors des négociations, le bloc des pays en développement s’est montré plus solide et uni qu’auparavant. Front durable ou de circonstance ? Tout dépendra de l’attitude des grands pays émergents.

Patrick Piro  • 17 décembre 2009 abonné·es

«Je ne vais pas vous parler de climat, mais de foot ! » On craint un instant le ridicule, samedi dernier : Rahul Bose, fameux acteur de Bollywood, le ­temple du cinéma kitch indien, intervient après sa compatriote Vandana Shiva, pasionaria altermondialiste ovationnée sur le parvis du Parlement danois par des dizaines de milliers de manifestants prêts à défiler dans les rues de Copenhague. « C’est l’histoire d’une équipe opulente qui s’offre les meilleurs joueurs, et qui triche, en plus. » Et a l’audace d’affirmer : «  Nous n’arrêterons de tricher qu’à condition que vous renonciez à jouer au football ! »

La partie se joue entre le Nord et le Sud au Bella Center, et il s’agit de parvenir à un accord de réduction des gaz à effet de serre pour la période à venir – 2017, 2020, 2050, on l’ignorera probablement jusqu’à la conclusion du

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 5 minutes