Une exigence de justice climatique

Réparation de la dette écologique et sociale, reconnaissance des droits des réfugiés, jugement des coupables… Les mouvements du Sud font valoir leurs revendications.

Patrick Piro  • 17 décembre 2009 abonné·es

Le Klimaforum n’aime vraiment pas les marchés carbone. De même qu’ils honnissent la marchandisation du monde, les altermondialistes réunis à Copenhague voient dans la nouvelle lubie du business du climat une perversion supplémentaire, déguisée en solution pour tous face au dérèglement planétaire. « Ils ont pris nos terres, nos ressources et, maintenant, c’est l’atmosphère qui tombe dans leur escarcelle, on connaît la fin de l’histoire ! » , s’enflamme Percy Makombe, de l’Economic Justice Network en Afrique du Sud. Agrocarburants, énergie nucléaire, OGM, droits de propriété sur les transferts de technologie propres vers le Sud, etc., les « fausses solutions » sont dénoncées comme autant de « doubles peines » dans les débats du Klimaforum.

« Ils veulent jouer au jeu de l’économie ? , lance, provocatrice, la Philippine Lidy Nacpil, du mouvement Jubilee South. Eh bien, je calcule leur dette climatique. À raison de 600 trillions de tonnes de CO2

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 5 minutes