« Une force consciente de sa finalité »

En s’appuyant sur divers exemples, le politologue Fabien Jobard* se demande à quoi ressemblerait une police idéale. Autonome ? Participative ? Désarmée ?

Fabien Jobard  • 21 janvier 2010 abonné·es

La police est de ces institutions qui semblent faire obstacle à tout projet positif. Elle est en effet d’abord perçue comme une opposition : la police est cette institution qui a pour fonction de faire en sorte que tout-ce-qui-survient-et-ne-devrait-pas-survenir-cesse-ou-se-déroule-autrement, selon l’ethnologue Egon Bittner. Elle est donc, en soi, une force « négative ». Devrait-il, dans un monde idéal, en être autrement ? Pas forcément… Car, si la police devient une force positive, alors elle se substitue tout simplement au politique ; elle redevient ce qu’était le projet eudémonique, soit le projet des sciences de gouvernement du XVIIIe siècle (les bien nommées « Polizeiwissenschaften » ), qui entendaient faire de l’État et de l’administration la force

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Publié dans le dossier
Quelle police voulons-nous ?
Temps de lecture : 4 minutes