Israël veut qu’on l’aime

Avec la détérioration de son image et les modifications de son environnement régional, Israël s’inquiète et présente un plan de bataille axé sur la communication.

Lucie Karasinski  • 18 février 2010 abonné·es
Israël veut qu’on l’aime
© Andrieu/AFP

Tandis que l’état-major israélien multiplie les actions militaires dans la bande de Gaza, les stratèges en communication ­s’efforcent de limiter les dégâts dans l’opinion internationale. L’Institut de recherche Reut, de Tel-Aviv, a présenté jeudi 11 février au gouvernement israélien un rapport qui prône l’élaboration minutieuse d’un plan de crise à l’attention des diplomaties alliées. Car une détérioration de son image affecte l’État hébreu, depuis les bombardements de l’hiver dernier sur Gaza et la publication du rapport Goldstone [^2]. Bien que la plupart des grandes puissances ne renoncent pas à leur soutien à Israël, la lassitude de certains diplomates inquiète Tel-Aviv. Une véritable guerre de l’image s’est engagée, significative d’un désarroi et de difficultés nouvelles liées à un paysage politique glissant vers l’extrême droite. Des « spasmes » diplomatico-médiatiques qui pourraient marquer la fin d’une ère.

Depuis plusieurs mois, les campagnes civiles pour dénoncer la politique israélienne se multiplient. Le travail de la commission Goldstone a ouvert la voie à de nombreux rapports des ONG du monde entier, et les initiatives citoyennes comme celle du Tribunal Russel ont été prolongées par des dépôts de plainte. Si ces

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