« Il faut faire cotiser les profits »
Pierre Khalfa, membre de la Fondation Copernic et d’Attac, détaille les alternatives possibles au projet gouvernemental. En jeu : le partage de la richesse.
dans l’hebdo N° 1098 Acheter ce numéro
Politis: Dans un livre à paraître [^2], vous faites du débat autour de la question des retraites un enjeu de société. Quels en sont les termes ?
Pierre Khalfa: Le premier enjeu est celui de la solidarité intergénérationnelle. La retraite par répartition met en place une chaîne ininterrompue entre les générations. La génération qui part à la retraite a enrichi la société par son travail. Elle est prise en charge par la génération suivante, qui, elle-même, a la garantie que le moment venu sa retraite sera financée. Ainsi, la richesse produite est partagée entre actifs et retraités, et chaque génération monte sur les épaules de la précédente. Le second enjeu renvoie à la place nouvelle qu’occupent de plus en plus les retraités dans la société. Si ceux-ci sont classés comme « inactifs » dans les calculs économiques, ils le sont de moins en moins dans la réalité et sont de