Les attentats du désespoir

Politis  • 1 avril 2010
Partager :

Les attentats du métro de Moscou lundi ont rappelé, au prix d’une quarantaine de morts et d’une centaine de blessés, que la fin de guerre avec la Tchétchénie, officiellement annoncée par le Président russe le 16 avril 2009, n’est pas pour demain. D’ailleurs, le 26 juillet suivant, un attentat avait tué une dizaine de policiers à Grozny, et on se bat toujours dans le sud du pays. Les rapports des services spéciaux russes (FSB) et des renseignements militaires font état, pour 2009, de 440 à 510 victimes parmi les policiers, les militaires et les fonctionnaires dans les républiques du Daghestan, d’Ingouchie, d’Ossétie du Nord et de Tchétchénie. Au combat larvé contre Moscou qui gagne toutes les provinces caucasiennes, même celles n’ayant pas statut de république, s’ajoutent des règlements de comptes entre les différentes factions qui veulent garder le pouvoir sous le contrôle des Russes. Tandis qu’à Moscou le racisme contre les Caucasiens – les « Culs noirs » disent les Russes avec mépris – débouche sur de véritables ratonnades.

Monde
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Nucléaire iranien : pour Israël et les États-Unis, cet indéfectible instrument de propagande
Récit 12 mars 2026 abonné·es

Nucléaire iranien : pour Israël et les États-Unis, cet indéfectible instrument de propagande

Le programme nucléaire militaire iranien est au cœur de la rhétorique américano-israélienne pour justifier la guerre contre l’Iran. La campagne de bombardement engagée par le duo Trump-Netanyahou pourrait faire passer le régime dans une autre dialectique nucléaire.
Par William Jean
Dissuasion nucléaire : le pari martial d’Emmanuel Macron
Analyse 12 mars 2026 abonné·es

Dissuasion nucléaire : le pari martial d’Emmanuel Macron

Avec la nouvelle dissuasion avancée, Emmanuel Macron met la doctrine française au cœur du débat stratégique européen. Dans un contexte géopolitique instable, cette évolution se veut être une garantie d’indépendance militaire. Une démonstration de force qui montre aussi ses fragilités.
Par Maxime Sirvins
« L’arme nucléaire est une arme politique, en aucun cas une arme de champ de bataille »
Entretien 12 mars 2026

« L’arme nucléaire est une arme politique, en aucun cas une arme de champ de bataille »

Dissuasion avancée, intérêts vitaux européens, armes tactiques, désarmement : la chercheuse, Maïlys Mangin, décrypte les ressorts et les limites d’une mise à jour stratégique majeure opérée par Emmanuel Macron dans son discours à l’Île Longue.
Par William Jean
Au Chili, José Antonio Kast, le nouvel allié de Donald Trump
Monde 11 mars 2026 abonné·es

Au Chili, José Antonio Kast, le nouvel allié de Donald Trump

Le 11 mars, le président sortant Gabriel Boric a passé officiellement la main à l’ultraconservateur José Antonio Kast, après une période de transition conflictuelle au sujet d’un projet de câble sous-marin avec la Chine. Avec ce nouveau gouvernement, Donald Trump renforce son influence en Amérique latine et accentue les conflits dans la région.  
Par Marion Esnault