Qui doit financer la solidarité ?

Les présidents de conseil général de gauche dénoncent la non-compensation des dépenses sociales transférées par l’État aux départements. Une situation qui fragilise nombre de territoires.

Thierry Brun  • 15 avril 2010 abonné·es

Chacun fourbit ses armes. Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, l’un des meneurs de la fronde des départements à la situation financière critique, a fait adopter un budget en déséquilibre, accusant l’État et Nicolas Sarkozy d’étrangler financièrement le département le « plus pauvre » de France. Soutenus par les présidents de conseil général de gauche, Bartolone et quelques ténors socialistes se ­dé­fendent de tout clivage gauche-droite, et accusent le gouvernement de les mettre dos au mur. « Les charges sociales transférées non compensées aux départements ont représenté 3,8 milliards d’euros en 2008, 4,2 milliards en 2009, notre situation devient catastrophique » , affirme le socialiste Claudy Lebreton, qui préside le conseil général des Côtes-d’Armor et l’Assemblée des départements de

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