« J’ai vécu l’enfer à Hiroshima »

À la veille de la clôture des négociations autour du Traité de non-prolifération nucléaire à l’ONU, le 28 mai, un survivant de la bombe A, Yasuhiko Yagi, rappelle toute la cruauté de l’arme atomique.

Xavier Frison  • 27 mai 2010 abonné·es
« J’ai vécu l’enfer à Hiroshima »
© PHOTO : X. FRISON

En ce début du mois de mai, à New York, plusieurs milliers de militants pacifistes du monde entier se sont donné rendez-vous pour influer sur les négociations autour du désarmement nucléaire, ouvertes au siège de l’ONU depuis le 3 mai. Parmi eux, de vieux Japonais, hommes et femmes chétifs et courbés, le front plissé par le soleil des manifestations ou les affres du décalage horaire, quand les conférences jouent les prolongations dans la nuit de Manhattan. On jurerait qu’ils vont craquer mais, comme le roseau, ils plient sans rompre. Il faut dire qu’ils en ont vu d’autres, ces « Hibakusha », comme l’on nomme les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki. Les 6 et 9 août 1945, les États-Unis bombardent les deux villes et provoquent des dizaines de milliers de morts. Un chiffre difficile à évaluer avec certitude, surtout si l’on y ajoute les milliers de victimes déclarées au fil des années, atteintes de cancers, leucémies, malformations congénitales. Le musée du mémorial pour la paix

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 6 minutes