Les trois ans du petit

Dédiée à Sarko de Neuilly-Bosca et à tous ses copains …

Bernard Langlois  • 10 mai 2010
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… du Fouquet’s et autres Versaillais, qui font semblant de « faire la guerre aux marchés » alors que c’est au peuple qu’ils la mènent.

La chanson de Philippe Sarde et Jean-René Caussimon, chant de lutte et d’amour de la vie, d’espoir aussi en des temps meilleurs : ici dans la scène finale du très grand film de Bertrand Tavernier, Le Juge et l’Assassin [^2], qu’on a pu revoir récemment sur Arte :


la commune est en lutte
envoyé par Kashuc. – Regardez des web séries et des films.

« La Commune est en lutte ! » Que ce soit ici, par Isabelle Huppert et Caussimon lui-même, ou mieux encore dans la version qu’en donne comedia mundi la chorale de Long Maï, je ne l’écoute jamais sans frisson …

Durant cette crise qui s’amplifie de jour en jour, annoncée de longue date par tous ceux qui voulaient bien la voir venir de loin …

En ce troisième anniversaire du “petit” (comme dit Alévèque, que j’ai été heureux de retrouver en couverture de ### Politis), qui s’est révélé sans surprise comme le chef d’Etat le plus nullard et malfaisant que la France ait jamais connu (et là aussi, seuls les aveugles et les ramollis du bulbe ne l’avaient pas pressenti) …

Alors que va s’imposer à nous tous, riches exclus, non pas “la rigueur” (Fillon et Lagarde ont raison de récuser le mot, car de rigueur, ils n’en ont pas la moindre), mais bien “l’austérité” …

Et que les déjà-pauvres, les déjà-exclus, les clients des restos du cœur, les habitués de la sébile et des reliefs de poubelles, les locataires de cartons sous les ponts, les p’tits vieux aux retraites minables, les mères seules au bout du rouleau, les harcelés du boulot comme ceux qui désespèrent d’en trouver un, tous les laissés pour compte vont morfler plus encore …

En bout de ces trois ans de bas-empire, de goberge des nantis, de bamboches et d’intrigues de Cour, d’histoires de culs cousus d’or, de discours bravaches et ridicules, de minauderies insupportables :

Que souhaiter, sinon que le peuple se réveille et que jaillisse enfin la colère ?

Je vibre encore aux chants révolutionnaires. Mais n’y crois plus guère, hélas.

[^2]: avec un Galabru exceptionnel, aux côtés de Noiret et Huppert, excellents comme d’hab’

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Temps de lecture : 2 minutes
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