« Ne tournons pas le dos aux jours heureux » !
Pour la quatrième année, des résistants d’hier et d’aujourd’hui se sont rassemblés au plateau des Glières. Pour eux, la politique de Nicolas Sarkozy bafoue les idéaux du Conseil national de la Résistance. Un lieu symbolique pour un combat très actuel, et d’une urgence brûlante.
dans l’hebdo N° 1103 Acheter ce numéro

Les feuilles s’envolent, l’orateur renifle, s’excuse, la voix cassée par le froid hivernal du plateau des Glières, haut lieu de la résistance en Haute-Savoie. Perché sur une petite tribune au fronton de laquelle est écrit « Citoyens d’hier et d’aujourd’hui », Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris, membre du Syndicat de la magistrature, lit ces « paroles de résistances » : « Ce que nous constatons, ce sont des atteintes aux libertés sans égales dans notre histoire récente. C’est, aujourd’hui, dans les lois qui sont appliquées et dans les programmes politiques une passion, une pathologie du fichage, de la surveillance, de l’enfermement, de l’exclusion. » Le magistrat ajoute : « Ce ne sont pas des lois de circonstances qui font que nous en sommes là. C’est le résultat d’une idéologie très précise, totalement contraire à celle des droits