Gaza : la colère de la rue
De nombreuses manifestations ont eu lieu lundi partout dans le monde, après l’assaut sanglant du commando israélien contre la flottille humanitaire.
dans l’hebdo N° 1105 Acheter ce numéro

Au lendemain de la proclamation de l’état de guerre en Pologne par Jaruzelski, notre ministre des Relations extérieures de l’époque – nous étions en 1981 – avait eu cette réaction restée célèbre : « Évidemment, nous ne ferons rien ! » C’était Claude Cheysson. Et c’était la vérité. Nos diplomates n’ont plus ce courage aujourd’hui. On a donc multiplié les mouvements de menton tout au long de la journée de lundi, à s’en démettre les mandibules. Mais à y regarder de plus près, et malgré des condamnations de pure forme, on était plus proche de l’absolution que du moindre début de sanction à l’encontre d’Israël au soir de l’assaut sanglant contre une flottille humanitaire au large de Gaza. La première confirmation est venue de New York. Après douze heures de concertation, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé une enquête « indépendante ». Un désaccord entre la Turquie, rédactrice d’un