En finir avec les blaireaux !

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Le préfet de la Côte-d’Or, en forte cohérence avec l’année de la biodiversité, a décidé de faire la peau aux blaireaux dans le département. Prétexte : l’animal véhiculerait la tuberculose bovine.
Près de 2 100 d’entre eux ont déjà été exterminés, avec la collaboration des associations locales de chasseurs, très excitées par cette mission d’utilité publique. On peut s’inquiéter de l’impact sur l’équilibre des écosystèmes de la pratique archaïque du massacre d’une espèce. Le Conseil de l’Europe doute « que l’élimination des blaireaux ait une utilité, et l’on ne devrait certainement pas y recourir » . Mais il existe de plus un vrai doute scientifique sur l’efficacité de la mesure, s’insurgent 70 associations de protection de la nature 1 : alors que la tuberculose bovine est peu présente en France chez les blaireaux, certaines études montrent que leur destruction pourrait au contraire favoriser l’incidence de la maladie sur les bovins.


  1. Rassemblement anti-chasse (RAC), , où une pétition est accessible. 


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