Gilad et Salah n’ont pas le même poids
Alors que l’on manifeste en Israël pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit, captif du Hamas, la France se tait toujours sur le sort du jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri, prisonnier en Israël.
dans l’hebdo N° 1111 Acheter ce numéro

Étrange contradiction : on manifeste en Israël et on proteste contre le gouvernement Netanyahou parce que celui-ci n’a pas obtenu la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, captif du Hamas depuis juin 2006, mais les manifestants tiennent en fait le même langage que Benyamin Netanyahou, que l’on peut résumer ainsi : oui à la libération de Gilad Shalit, mais non aux contreparties demandées par le Hamas, et qui n’ont pas varié depuis plusieurs années. On voit là l’impasse d’une société qui est dans un total déni de réalité : refus de dialogue avec le Hamas et contresens sur la résistance palestinienne, assimilée à un terrorisme endogène. Ce qui fait dire à l’homme de la rue autant qu’au Premier ministre : « Si nous libérons des assassins, ils recommenceront à tuer. » Mais il n’y a pas que le gouvernement et la société israélienne qui connaissent des contradictions. Le gouvernement