L’eau n’est pas une source de profits

La reconduite du groupe Veolia pour la fourniture d’eau aux 144 communes franciliennes du Sedif ­pourrait provoquer le départ de plusieurs d’entre elles, qui veulent une gestion publique de ce service.

Olivier Vilain  • 1 juillet 2010 abonné·es
L’eau n’est pas une source de profits
© PHOTO : LOIC/AFP

Après deux ans de lutte, Veolia a de nouveau emporté le plus gros contrat européen de distribution d’eau. Son client, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), fait confiance à l’opérateur industriel depuis 1923. Suez, qui comptait lui arracher quelques morceaux du gâteau, avait jeté l’éponge. « Veolia va encore profiter durant douze ans d’une rente de situation en facturant à nouveau l’eau la plus chère de France ! » , s’exclame Philippe Kaltenbach. Le maire socialiste de Clamart, qui est aussi vice-président du conseil régional, est l’un des principaux opposants à Veolia. Le Sedif fournissait jusqu’ici 4 millions d’usagers répartis sur 144 communes de la Petite Couronne et du Val-d’Oise, « mais, face au verrouillage, son éclatement apparaît comme une voie possible de reprise en main par le service public », explique Jean-Claude Oliva, président de l’association d’usagers Coordination eau

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Écologie
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