Total prépare la bombe

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Spécialisée dans la dénonciation des violations des droits humains en Birmanie, l’organisation EarthRights International (ERI), installée en Thaïlande et aux États-Unis, s’applique dans un rapport qui vient d’être rendu public à évaluer le rôle des énergéticiens Total (France), Chevron (États-Unis) et PTTEP (Thaïlande) dans les projets de la dictature militaire depuis 1998. De nouvelles violations sont consignées autour du gazoduc de Yadana, projet phare de l’exploitation des hydrocarbures, et qui traverse la région de l’ethnie Karen sous haute protection militaire. L’autre nouveauté : l’évaluation du montant des recettes engrangées par Rangoon grâce à Yadana : 9 milliards de dollars en dix ans, dont la moitié aurait été captés par le régime. Un faisceau de constatations montre que ces sommes, en plus d’assurer le pouvoir des militaires, leur permettent de développer un projet d’armement nucléaire en lien avec la Corée du Nord. Dans son rapport de célèbre complaisance sur la Birmanie, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, n’en a rien vu.


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