« Une course à la production de vaccins »
Rapporteur d’une étude d’un office parlementaire sur la gestion des pandémies, Marie-Christine Blandin* rappelle l’intérêt commercial des maladies émergentes et dénonce l’absence d’expertise indépendante.
dans l’hebdo N° 1111 Acheter ce numéro

Politis : L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié le 24 juin un rapport intitulé Mutation des virus et gestion des pandémies, dont vous êtes l’une des deux rapporteurs. Que révèle ce texte ?
Marie-Christine Blandin : Le champ d’étude était bien plus vaste que celui des deux commissions d’enquête lancées en parallèle par l’Assemblée nationale et le Sénat sur la grippe A (H1N1) (voir encadré). Le rapport des députés [qui sera présenté le 15 juillet, NDLR] porte sur le coût de l’opération. Celui du Sénat, dont la parution est prévue le 28 juillet, s’intéresse aux liens entre intérêts pharmaceutiques et pouvoir décisionnel. Le rapport de l’OPECST est consacré aux mutations de virus, dont la grippe. Notre rapport est le résultat d’une étude d’un an pour décrypter un mécanisme, celui qui s’est mis en