L’action sociale à l’épreuve du marché

En pleine crise des collectivités et dans le flou juridique des directives européennes de libéralisation, les services sociaux sont menacés. L’Hérault est particulièrement touché. Reportage.

Clémentine Cirillo-Allahsa  • 26 août 2010 abonné·es

De l’évaluation sociale à la simple instruction de dossiers budgétaires, Emmanuel Samson n’accepte pas la dénaturation de sa mission, au centre d’action sociale du quartier La Paillade, à Montpellier, et s’inquiète : « À terme, on conventionnera avec le privé. » Travailleur social (CGT) pour le conseil général de l’Hérault, il dénonce « une situation insidieuse, sans vraie rupture, qui a mené à des choix guidés par l’argent ». Entre la législation européenne permettant la mise en concurrence des services et l’asphyxie des collectivités, en plein bras de fer avec l’État, les services sociaux sont plus que jamais vulnérables.

Soumises à des pressions accrues, les collectivités sont tentées par la compétitivité du privé. Les partenaires traditionnels du département pour l’action sociale ont ainsi vu déferler sur certains boulevards périphériques une cohorte de nouvelles vitrines spécialisées, dont « certaines

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