« Des éclairs », de Jean Echenoz : Le siècle d’une lumière
Avec « Des éclairs », Jean Echenoz réinvente la destinée géniale et tragique de Nikola Tesla. Un grand roman.
Article paru
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Les premiers articles parus dans la presse en témoignent : les mêmes qui ont encensé le dernier pensum de Michel Houellebecq tissent des louanges au nouveau roman de Jean Echenoz, Des éclairs. Et tant pis si les deux esthétiques en présence s’opposent, sont même en contradiction. Là où la prose de Houellebecq patauge dans une grisaille impersonnelle au point de se confondre avec celle de Wikipedia, l’écriture d’Echenoz se reconnaît entre mille, soyeuse, espiègle, balancée, jouant avec le lexique et la syntaxe pour créer des couleurs, des ambiances, des accidents. Là où le premier tonitrue en vain sa prétention sociologique à dire notre époque, le second instille plaisamment quelques histoires éloquentes, en toute discrétion. Le « moraliste », en l’occurrence,
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