La manif’, belle manif’ …

… et après ?

Bernard Langlois  • 8 septembre 2010
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Illustration - La manif', belle manif' …

( Photo JDD, Lyon )

Et dans la Creuse, comme partout ailleurs en France, nous avons bien défilé.

Nous étions nombreux : 4 500 environ à Guéret, la ville préfecture (qui ne compte que 14 000 habitants) …

Et nous savons pourtant (pardonnez mon pessimisme) que cette belle mobilisation populaire ne servira à rien ; que déjà tout est écrit d’avance, y compris les quelques concessions— os à ronger —, que les bonzes syndicaux nous présenterons comme des victoires arrachées au pouvoir ; nous savons que les mâles accents du Chevelu ne sont que postures ; et que le Schtroumpf jaune en est déjà à spéculer sur les trente deniers qui récompenseront son lâchage.

À l’accoutumée.

Nous savons que la « gauche », jusque dans ses expressions en apparence les plus fermes, ne compte nullement remettre en cause les décisions que va prendre la droite au pouvoir, qu’elle s’en scandalise hautement tout en se réjouissant secrètement de les trouver dans la corbeille de joyeux avènement, dans l’hypothèse (improbable, n’en déplaise aux sondagiers) où elle reviendrait aux Affaires en 2012 : toujours ça de fait que nous n’aurons pas à faire !

Comme d’habitude.

Nous savons ce que sera la suite des évènements : une manif’ traîne-savates toutes les trois semaines, pour promener le bon peuple jusqu’à la trêve des confiseurs.

As usual .

Nous savons tout cela, et que rien dans ce pays ne sera possible sans une grande colère populaire qui déborde tous les cadres syndicaux et politiques sclérosés et complices des forces qu’ils prétendent combattre ; une sorte de mise en mouvement de tout un pays, s’engageant (comme en 68, où l’on n’ avait pas attendu les feux verts des centrales mollassonnes — déjà — ni des partis chamallows) dans la grève illimitée, avec occupation des usines, ateliers, bureaux, facs, lycées …

Et pourquoi ça : « Pas possible » ?

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