Le vélo, la java et le plat du dimanche

Dans le sport, la culture ou les loisirs, les plaisirs populaires d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Ce qui demeure, c’est le besoin de partage familial et de convivialité amicale.

Denis Sieffert  • 9 septembre 2010 abonné·es

La condition ouvrière étant ce qu’elle est, la culture – entendue au sens large – se pratique surtout le week-end et pendant les congés payés. Pas question de sortir le soir après une journée de boulot harassante. La pénibilité n’a guère besoin d’être définie. Elle est vécue dans les corps. Sans même parler de budget. La soirée, c’est donc le dîner, et au mieux un peu de télévision. Avec cet inconvénient que les programmes prévoient les émissions « intelligentes » pour la deuxième partie de soirée. Quand l’ouvrier est couché. Conséquence sans doute d’un obscur préjugé. En première partie, c’est la télé-réalité qui colle si peu à la réalité. On en vient à regretter « La caméra explore le temps », « Cinq Colonnes à la Une » et toutes sortes d’émissions aux vertus pédagogiques. Mais passons. Il y a de quoi se distraire ou s’informer un ou deux jours par semaine. Et puis il y a le foot. Vaste discussion. « Panem et circences ! » Du pain et des jeux, ironisait déjà le camarade Juvenal, résumant ce qu’il fallait donner au peuple de Rome pour qu’il ne se révolte pas. Mais en dehors des mauvaises intentions

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Temps de lecture : 7 minutes