Nuits blanches

Politis  • 2 septembre 2010
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Après Senso (1954), qui fut mal reçu car considéré comme une trahison vis-à-vis du néoréalisme, Luchino Visconti voulut montrer qu’il pouvait réussir un film avec des moyens plus modestes, en particulier en revenant au noir et blanc. Une excellente idée, car Nuits blanches (1957) a énormément de charme. Avec une Maria Schell toute jeune mais déjà auréolée par son rôle dans Gervaise, de René Clément, ses décors d’une Livourne rêvée reconstituée à Cinecitta, sa lumière très soignée, Nuits blanches , adaptation d’un récit de Dostoïevski, réunit pour quelques heures une femme qui croit absolument en un serment d’amour avec un homme absent (Jean Marais) mais qui a promis de lui revenir, et un solitaire (Marcello Mastroianni, génial) qui tombe terriblement amoureux de cette femme inaccessible. Dans les suppléments, deux interviews intéressantes : celle de Piero Tosi, costumier du film et fidèle collaborateur de Visconti, et celle du critique Vieri Razzini.

Nuits blanches, Luchino Visconti, Carlotta Films, 1 DVD.
Culture
Temps de lecture : 1 minute
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