Quand le travail ruine la santé

Les maladies professionnelles, physiques et psychiques, sont en augmentation. Mais il est bien difficile pour les salariés de les faire reconnaître comme telles. Attention : travailler tue…

Thierry Brun  • 2 septembre 2010 abonné·es

Denise s’en sort plutôt bien, du moins dans la version présentée par le gouvernement. À 56 ans, cette manutentionnaire dans une usine fabriquant des équipements automobiles souffre, « à la suite de ports répétés de charges lourdes » , de raideurs de l’épaule et de sciatique chronique. Le ministère du Travail ajoute que ces pathologies «  ont été reconnues comme maladies professionnelles à un taux supérieur à 20 %. Elle a été reclassée dans un emploi de bureau. Compte tenu du relèvement de l’âge légal à 62 ans en 2018, elle aurait dû partir à 61 ans et 4 mois. Mais grâce à la mise en place du dispositif “pénibilité”, elle pourra toujours prendre sa retraite à 60 ans, en 2014 ».

Cet exemple, puisé dans le « dispositif de prévention et de compensation de la pénibilité », est censé illustrer la nouvelle mesure

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans le dossier
La gauche face à ses responsabilités
Temps de lecture : 4 minutes