The Cat, the Reverend and the Slave

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A priori, The Cat, the Reverend and the Slave est un documentaire, tourné aux États-Unis par Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, sur les joueurs de Second Life (SL), le site où l’on crée son avatar, qui y a sa propre existence. Une femme se plaint à son mari de ce qu’elle ne sait pas tout de ce qu’il fabrique sur SL ; une deuxième raconte commet elle y a connu un jeune homme marié qui, depuis, dans la réalité, s’est noyé. Puis, rapidement, le film prend une dimension vertigineuse. Les personnages rencontrés racontent les incidences de leurs aventures virtuelles sur leur vie réelle. Dès lors, la rationalité ne semble plus avoir sa place. Un homme extériorise ses tendances à être un chat, un autre contrôle la vie sexuelle de ses esclaves depuis sa chambre, un pasteur évangélise les âmes en déshérence sur SL… Ces personnes vivent un délire non pathologique que les réalisateurs ne jugent pas. Le spectateur, lui, a froid dans le dos avant d’être gagné par une certaine tendresse. Car s’expriment ici, et de manière inédite, une quête de sens et un appel vers l’autre.
The Cat, the Reverend and the Slave est tour à tour un film d’horreur, un film comique, ethnographique, philosophique.


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