Georges Frêche : le despote …

… et ses potes.

Bernard Langlois  • 25 octobre 2010
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Georges Frêche : le despote …

Illustration - Georges Frêche : le despote …


Les hommages fleurissent autour du grand corps sans vie et encore chaud.

Sincères, sans aucun doute, de la part d’un petit peuple occitan qui enveloppait le colosse podagre de Montpellier de sa chaleureuse dévotion et lui assurait, vote après vote, des réélections d’autant plus confortables que les gens de Paris avaient mis d’ardeur à le compisser.

Hypocrites, à n’en point douter, venant de ces mêmes compisseurs, dirigeants de son propre parti, qui après l’avoir exclu, cherchaient par quelles voies détournées ils allaient maintenant le récupérer — lui, les siens, leurs suffrages — à l’approche de ces nouvelles échéances, internes celle-là, où pèseront lourd les voix de la fédération qu’il tenait de sa poigne de fer.

Sa mort règle en partie le problème ; reste à ne pas rater le rassemblement des brebis égarées, ce pourquoi il convient de leur dire bien fort combien on tenait leur berger en haute estime.

Dans la comédie humaine, on sait bien que « les morts sont tous de braves types » ^2. D’autant plus quand ils pèsent presque aussi lourd défunctés que vivants.

Innombrables sont ce jour les potes du despote.

Va donc en paix, Georges Frêche, toi et ta mégalomanie, tes provocations sans nombre, tes postures de dictateur à la romaine, ton clientélisme éhonté —  toutes choses qui sont, après tout, largement partagées par tous les hommes de pouvoir.

Juste un peu plus voyantes chez toi, qui, dans un rire tonitruant, méprisait de les cacher.

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