Quand le Cameroun nourrit la Chine

Le gouvernement camerounais a cédé des terres à une entreprise asiatique qui exploite des paysans locaux pour cultiver du riz destiné à la Chine. Un accaparement que certains habitants commencent à dénoncer.

Simon Gouin  et  Jean-Bruno Tagne  • 21 octobre 2010 abonné·es
Quand le Cameroun nourrit la Chine

Juché sur son bulldozer, Keman Essam a les larmes aux yeux. « Nous gagnons un salaire de misère et nous ne voyons même pas où passe le riz pour lequel nous mourons chaque jour » , dit-il. Depuis quatre ans, cet homme travaille pour le compte d’une entreprise chinoise dans une exploitation proche de Nanga-Eboko, dans la Haute-Sanaga, région centrale du Cameroun. Il gagne 1 500 francs CFA par jour (environ 2,30 euros) pour huit heures de travail. « Si je ne suis pas augmenté d’ici à la fin de l’année, et si je n’ai pas de contrat de travail, je démissionne » , promet-il.

C’est au bord d’un large

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Écologie
Temps de lecture : 6 minutes