Les industriels pas emballés par le recyclage
Le Grenelle de l’environnement a décidé que 75 % des emballages alimentaires devront être recyclés d’ici à deux ans. Mais les marques ont manœuvré pour minimiser leur contribution à cet effort.
dans l’hebdo N° 1128 Acheter ce numéro

Avec la Semaine européenne de réduction des déchets, qui a débuté le 20 novembre et s’achève le 28, on entend à nouveau le slogan « Réduisons vite nos déchets, ça déborde ! » de la campagne déjà ancienne de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Conseils et recommandations aux consommateurs défilent dans les médias pour ce qui représente un enjeu environnemental, sanitaire et financier. « L’élimination des déchets contribue à la pollution des sols, des eaux et de l’air. Elle nécessite des installations de traitement toujours plus importantes, dont le coût financier est répercuté dans le prix des produits que nous achetons et dans les impôts et taxes que nous payons » , rappelle la page d’accueil du site de la campagne.
Plus de 1 300 initiatives visent à faire passer le message et les bonnes idées. Mais quelle meilleure solution que de réduire à la source ? Et la motivation la plus efficace n’est-elle pas de faire payer le recyclage des emballages aux entreprises pour les