« Le corps : un argument électoral »

Marlène Coulomb-Gully, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Toulouse-II-Mirail, analyse les représentations liées à l’apparence et à la gestuelle des politiques.

Christophe Kantcheff  • 23 décembre 2010 abonné·es

Politis : Depuis quand s’intéresse-t-on au corps des politiques ?

Marlène Coulomb-Gully : La thèse ­célèbre d’Ernst Kantorowicz sur les deux corps du roi (pensé sur le modèle du Christ, à la fois homme et Dieu) montre que la monarchie moderne avait déjà tenté de formaliser une théorie autour du corps du roi. L’intérêt pour le corps des politiques ne date donc pas d’hier. La grande fracture sur ce plan est sans doute instaurée par la République : non parce qu’on ne s’intéresse plus à cette question, mais parce que la République veut rompre, en théorie du moins, avec cette tradition du pouvoir

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Publié dans le dossier
Le corps en politique
Temps de lecture : 6 minutes