Chatila : la vie après le massacre

Le cinéaste Denys Piningre est revenu récemment dans le camp de réfugiés au sud de Beyrouth, près de trente ans après l’extermination de mille cinq cents à deux mille civils.

Denis Sieffert  et  Jennifer Austruy  • 27 janvier 2011 abonné·es
Chatila : la vie après le massacre

De rires d’enfants, des écoles, des jeux, bref, de la vie… Quoi de plus ordinaire ? Banales, les images de Denys Piningre le seraient si ces rires ne venaient pas d’un lieu dont le nom est à jamais frappé de malédiction : Chatila. Ce camp de réfugiés palestiniens situé dans la banlieue sud de Beyrouth, où les phalangistes libanais s’adonnèrent au plus épouvantable des massacres dans la nuit du 16 au 17 septembre 1982, exterminant à l’arme blanche ou au fusil-mitrailleur vieillards, femmes et enfants. La force du film de Denys Piningre, Chatila, les femmes et les enfants , réside dans le contraste entre le souvenir du cauchemar, évoqué par des photographies de corps atrocement mutilés, les propos des rescapés, et

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 4 minutes