Une question démocratique

Denis Sieffert  • 6 janvier 2011 abonné·es

Cette nouvelle médiation de trois chefs d’État ouest-africains, lundi à Abidjan, aura donc été aussi vaine que la précédente. Laurent Gbagbo, président sortant, battu mais irascible, reste indifférent au verdict des urnes. Or, nous sommes bien obligés de nous fonder sur cette évidence dont il faudrait pouvoir se réjouir : l’élection présidentielle du 28 novembre a été régulière. À moins de sombrer dans la paranoïa, on peut difficilement imaginer que les centaines d’observateurs dépêchés sur place par la communauté internationale, dont beaucoup mandatés par l’Union européenne, aient comploté pour valider une fraude massive. On ne peut non plus admettre l’argument selon lequel la victoire d’Alassane Ouattara, « l’homme du Nord », serait discutable parce que « trop étroite ». Ridicule, quand on sait que l’écart qui sépare les deux candidats atteint huit

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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