La révolution fragile
dans l’hebdo N° 1140 Acheter ce numéro
Que s’est-il passé en Égypte ? Si on regarde froidement les événements, si on compare l’état du pays à dix-huit jours d’intervalle, ce qu’il était le 25 janvier quand la place Tahrir a commencé à se remplir d’une foule héroïque, et ce qu’il est depuis le 11 février, on pourrait presque répondre : « Rien. » Certes, Moubarak est parti. Mais qui le remplace ? L’armée. Cette armée dont il était précisément le chef suprême. Et à la tête de cette armée, deux hommes, le maréchal Mohammed Tantaoui et le vice-président Omar Souleymane, qu’il avait lui-même mis en place, et qui ne sont pas précisément des tendres, et moins encore des démocrates. C’est la grande différence entre la Tunisie et l’Égypte. À Tunis, les caciques du régime ont été chassés. Au Caire, ils sont toujours là. À Tunis, le peuple a posé son
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