La spéculation mijote une bonne crise

La montée des prix des produits alimentaires en France comme ailleurs, n’est pas seulement un effet du changement climatique. Blé et maïs sont aussi des valeurs spéculatives négociées sur des marchés.

Thierry Brun  • 17 février 2011 abonné·es
La spéculation mijote une bonne crise
© Photo : Panthaky / AFP

Petites causes, grands effets. Dans les prochains mois, les prix de la baguette de pain, des pâtes, de la farine, de l’huile, de la viande et de tous les produits de première nécessité vont augmenter. Après l’explosion des tarifs à la pompe en raison de l’envolée des cours du pétrole, ainsi que de ceux de la SNCF et de l’énergie, suivent ­désormais les denrées alimentaires. Et dans un contexte de chômage élevé, ces augmentations vont peser lourdement sur le pouvoir d’achat, déjà en berne, des consommateurs.

L’alimentation compte en effet pour environ 17 % des dépenses de consommation des ménages, indique l’Insee. La note devrait donc être salée pour les Français, alors que, comme tous les ans, les grands distributeurs (Carrefour, Leclerc, etc.) et les fournisseurs de l’agroalimentaire négocieront, à partir du 1er mars, les nouveaux tarifs annuels. Le gouvernement exige une « juste répercussion » de la hausse des prix des matières premières dans les rayons des supermarchés de la grande distribution, laquelle veut préserver ses marges tout en prétendant défendre le pouvoir d’achat. Les négociations seront donc particulièrement âpres, avec la crise alimentaire mondiale

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Temps de lecture : 7 minutes