SNCF, les raisons de la pagaille

Pauline Graulle  • 3 février 2011 abonné·es
Une dette que personne ne veut payer

Si les tarifs augmentent, c’est la faute de Réseaux ferrés de France (RFF), clame Guillaume Pépy. La SNCF n’est en effet plus propriétaire des 30 000 km de voies qu’elle utilise quotidiennement. Elle doit s’acquitter du versement de 2,5 à 3 milliards d’euros annuels de « péages » à RFF. Problème : le prix de ces péages a été multiplié par 3 en quatorze ans. Qui a décidé de cette « expropriation » à la fois complexe et coûteuse ? En 1991, une directive de l’Union européenne impose la séparation comptable entre le réseau ferré et son exploitation. Objectif : préparer l’ouverture à la concurrence et assurer la « neutralité » du réseau censé accueillir plusieurs opérateurs, la SNCF aujourd’hui, Veolia Transport ou la Deutsche Bahn demain. Mais la France va plus loin. En 1997, les pouvoirs publics créent un

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Temps de lecture : 9 minutes