Ces « suffragettes du voile »

Dans un livre lumineux, la Tunisienne Hélé Béji va à la rencontre de femmes voilées mettant en évidence l’aspect féministe de cette pratique, à contre-courant de la vulgate républicaniste.

Denis Sieffert  • 3 mars 2011 abonné·es

Hélé Béji est agrégée de lettres. Elle est la fondatrice du Collège international de Tunis, qu’elle préside aujourd’hui encore. Elle appartient à cette génération de femmes tunisiennes qui ont vécu leur adolescence dans les années 1960 sous Bourguiba. Non seulement elle ne porte pas le voile, mais elle dit éprouver un malaise devant ces « visages blêmes bandés d’un suaire » trahissant comme « une plainte muette » . Autant dire qu’elle n’est pas vraiment une obscurantiste.

Dans cet interminable débat sur le voile islamique, on l’imaginerait volontiers du côté d’Élisabeth Badinter ou de Caroline Fourest. On la

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Publié dans le dossier
Le retour de la fierté arabe
Temps de lecture : 3 minutes