Débattre plutôt que se battre
Avant le second tour des cantonales, qui opposait le FN au Front de gauche, la ville d’Echirolles a organisé des échanges sur les nouveaux visages du racisme. Reportage.
dans l’hebdo N° 1146 Acheter ce numéro
Bienvenue à Échirolles, commune iséroise populaire de 35 000 habitants au sud de Grenoble. Ancienne ville ouvrière, creuset de l’immigration, avec son ancienne usine textile reconvertie en musée. Dimanche, le second tour des cantonales, qui concernaient la moitié est de la ville, opposait le Front de gauche au Front national, à la faveur d’un premier tour crédité de 64 % d’abstention. Avec cette opposition inédite en toile de fond et la multiplication des dérapages racistes à l’UMP, la semaine de débat « Cité plurielle », que la mairie communiste organise tous les ans, a pris une dimension particulière. Elle était consacrée cette année aux nouveaux visages du racisme. Ou comment, selon l’invité d’honneur Pierre Tevanian, le racisme se diffuse « par allusions et euphémismes » sous couvert de discours « sécuritaires, féministes, laïques, mémoriels ou libertaires [^2] » .
Déjà, en septembre, « dans les discussions préparatoires, les choses se disaient avec plus de violence, les gens avaient envie que