Gérard Longuet : une ligne vraiment très droite

Le parcours de Gérard Longuet, d’Occident au gouvernement, des barres de fer aux ministères, est celui d’une part des sarkozystes. L’historien Nicolas Lebourg revient sur les évolutions d’une droite décomplexée.

Nicolas Lebourg  • 10 mars 2011 abonné·es
Gérard Longuet : une ligne vraiment très droite
© Nicolas Lebourg est enseignant au CRHISM, université de Perpignan-Via Domitia.

La concomitance de l’entrée de Gérard Longuet au gouvernement et de l’organisation à l’Assemblée nationale, par le député Hervé Novelli, d’une ovation au fraîchement condamné Éric Zemmour a remis sur le devant de la scène leurs parcours politiques, depuis l’extrême droite radicale jusqu’à la droite de gouvernement. Le mouvement Occident, groupuscule d’extrême droite, dont furent jadis membres Longuet et Novelli, a eu une existence fugace mais protéiforme, s’achevant pour l’essentiel par l’intégration aux droites parlementaires.

Qu’on s’explique : l’aventure d’Occident commence avec la Ve République. À la suite de la journée insurrectionnelle du 13 mai 1958, l’État dissout les groupes de l’extrême droite activiste. Le plus dynamique d’entre eux, Jeune Nation, se refonde, avant d’être de nouveau interdit. Que faire ? Les militants étudiants investissent l’Union nationale des étudiants de France (Unef) et, à son congrès de 1960, ­feignent de jouer la « majorité silencieuse » qui se révolte face aux positions anticolonialistes du syndicat. Avec François d’Orcival en tête (aujourd’hui plume de Valeurs actuelles), ils lancent une tendance interne, la Fédération des étudiants nationalistes

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Politique
Temps de lecture : 7 minutes

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