La croissance ne fait pas le bonheur
Doit-on réduire notre bien-être à la quantité de biens produits et consommés ? La sortie du documentaire Indices est l’occasion de se pencher sur les nouveaux indicateurs de richesse.
dans l’hebdo N° 1142 Acheter ce numéro

«J’irai chercher la croissance avec les dents » , promettait Nicolas Sarkozy au printemps 2007, pendant la campagne précédant son élection. À peine un an plus tard, réalisant que la croissance n’était pas aussi glorieuse que prévu, le Président instituait, à la surprise quasi générale, une « commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social ».
Présidée par Joseph E. Stiglitz , et composée d’une majorité d’économistes, cette commission est notamment chargée de questionner la pertinence du produit intérieur brut (PIB). Créé pour mesurer l’activité du marché, ce PIB est devenu l’indicateur principal de la performance des sociétés. Additionnant les gains monétaires générés par la production et la consommation, il est pourtant très réducteur. « Le PIB ne dit rien de l’état du patrimoine social et environnemental sur lequel on pompe pour la production » , souligne Dominique Méda, sociologue, auteur de Qu’est-ce que la richesse ? et cofondatrice du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair). C’est ainsi qu’une marée noire et la vente des services nécessaires à sa « réparation » gonfleront les PIB. Idem pour l’augmentation des
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