« Le capitalisme est encore plus violent avec les femmes »
L’écologie contribue-t-elle au renouveau du féminisme ? Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe-Écologie-les Verts, répond à Élisabeth Badinter, qui prétend qu’être mère et écolo est forcément rétrograde.
dans l’hebdo N° 1142 Acheter ce numéro

Il était prévu que cet entretien soit un débat entre Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie et du Développement durable, et Cécile Duflot, porte-parole du groupe Europe Écologie-Les Verts. Toutes deux ont été la cible des attaques d’Élisabeth Badinter dans son ouvrage le Conflit, la femme et la mère, paru voici un an. Leurs réactions face à celles et ceux qui considèrent que l’écologie renvoie les femmes – en particulier les mères – à la maison avaient fait apparaître des convergences. Peu banal au regard de leurs familles politiques. D’où l’envie de confronter plus en détail leurs points de vue sur cette écologie politique qui, pour les unes, modernise le féminisme, pour les autres, le font régresser. Fervente sarkozyste, par ailleurs très critiquée ces jours-ci par les écologistes sur la question des gaz de schiste, Nathalie Kosciusko-Morizet avait d’abord accepté de participer à ce débat. Mais elle s’est rétractée deux jours avant le bouclage de notre hebdomadaire pour des raisons d’emploi du temps. Ce que nous regrettons fortement, surtout quand Politis essaie d’ouvrir le champ de ses interlocuteurs. Parole, donc, à Cécile Duflot.
Politis : Comment vous situez-vous vis-à-vis de l’héritage du MLF ?
Cécile Duflot : Le féminisme, ce n’est pas qu’une histoire, c’est aussi une actualité. Comment pourrait-il en être autrement quand on voit
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