Nouveaux combats, nouvelles forces

Moins politisées que leurs aînées, les jeunes féministes agissent plus en réseau et sur le terrain. Si elles poursuivent les luttes pour l’égalité, elles intègrent aussi les questions raciales ou « queer ».

Ingrid Merckx  • 3 mars 2011 abonné·es

Le 3 décembre 2010, au Palais de la femme, à Paris, démarrait le Congrès international féministe. Dans l’assistance, pas un homme, ou alors bien caché. « Forcément : ce sont les victimes qui portent les revendications. Dans une société patriarcale, les mouvements féministes comptent des hommes, comme il y a des patrons aux côtés des salariés, mais ils sont rares ! La domination masculine ne leur saute pas aux yeux ! » , peste Caroline De Haas, porte-parole d’Osez le féminisme (OLF). Ce réseau a ouvert un blog, « viedemeuf », qui compile de petits concentrés de machisme quotidien. Exemple : « En déplacement à l’étranger avec trois de mes collègues – des hommes – […], nous partons déjeuner […]. Mon client et son équipe ne parlant pas la langue du pays, je commande pour eux. Le serveur parti, monsieur mon client me demande : “Ah, vous êtes la traductrice alors ?” Euh non, juste la chef de projet trilingue. »

Le réseau Osez le féminisme a été créé en juin 2009 par des militantes mobilisées pour défendre le Mouvement français pour le planning familial, dont les crédits étaient menacés de suppression. Objectif : « Convaincre que l’égalité, même si elle est inscrite dans la loi, n’existe toujours pas dans les faits… » Deux ans plus tard, OLF mobilise 700 militantes.

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Publié dans le dossier
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Temps de lecture : 7 minutes