Une croissance très cher payée

Les bons chiffres de l’économie allemande masquent une austérité faite d’absence de salaire minimum, de grandes disparités Est-Ouest, de « minijobs » sous-payés, et de généralisation de l’intérim.

Rachel Knaebel  • 10 mars 2011 abonné·es

C’est à n’y plus rien comprendre. Les patrons eux-mêmes se mettent à demander un salaire minimum en Allemagne. Le premier d’entre eux, le président de la confédération des associations d’employeurs BDA, Dieter Hundt, a ouvert le bal en décembre. Il demande une rémunération plancher pour les intérimaires ! Le directeur de la chaîne discount Lidl, Jürgen Kisseberth, a suivi. Beaucoup plus audacieux, il souhaite un salaire minimum général de 10 euros de l’heure (qu’il a lui-même introduit dans son entreprise), pour freiner le dumping salarial. Des revendications patronales que l’on n’entendra jamais de ce côté-ci du

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Publié dans le dossier
La vérité sur le modèle allemand
Temps de lecture : 6 minutes