Et si on demandait une augmentation de salaire ?

Pour augmenter le pouvoir d’achat, il suffirait d’augmenter les salaires. La hantise des néolibéraux… mais l’une des seules manières de mieux répartir les richesses.

Pauline Graulle  • 14 avril 2011 abonné·es

En 1968, l’écrivain Georges Perec expliquait L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation   [^2]. Ah ! la belle époque du plein-emploi où l’on se demandait comment gagner plus… Aujourd’hui, les usines ferment ou délocalisent, le chômage atteint des sommets, la précarité au travail progresse… et une autre question se pose : dans ce contexte, est-il encore légitime de demander une augmentation de salaire ?

C’est « la dernière bêtise à faire » , tranchait en février Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne. Pour le grand argentier de l’Europe, une telle augmentation engendrerait mécaniquement de l’inflation et empêcherait la réduction du chômage. « La vraie raison, c’est que l’inflation est la bête noire des libéraux :

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Publié dans le dossier
La dérive guerrière ?
Temps de lecture : 4 minutes