Fait divers ou faux réel
De Tony Meilhon à Xavier Dupont de Ligonnès.
Quand les médias,
et parfois le politique, jouent avec le sensationnel.
dans l’hebdo N° 1151 Acheter ce numéro

Chassez le naturel, il revient au galop. Air connu. Et avec l’affaire d’une famille nantaise exécutée par balles, retrouvée façon puzzle enfouie sous une terrasse, un père en cavale, une double vie en pointillé, ça n’a pas loupé. Dans la foulée, parce qu’un fait divers en entraîne un autre dans les titres, un jeune homme de 20 ans abattu dans les Vosges, un gourou septuagénaire et sa compagne mis en examen pour viols ou un autre meurtre à Colmar ont rempli les titres. Après une interruption de quelques semaines nourries par Fukushima et la Libye, le fait divers a repris sa place dans les médias : la première.
Pour autant, il n’y a pas plus de faits divers aujourd’hui qu’hier ou avant-hier. C’est la place qu’ils occupent qui varie. Et ce qu’on en fait. Assurément encore, la presse à sensation fonctionne avec le fait divers. Aujourd’hui, au diapason,