L’Acid au Festival de Cannes : « Des films mieux vus »
Mariana Otero, coprésidente de l’Acid, expose les batailles à mener pour sauvegarder la diversité du cinéma.
dans l’hebdo N° 1152 Acheter ce numéro

Politis : L’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (Acid) présente au Festival de Cannes une programmation, et non une sélection. Pourquoi cette nuance dans l’appellation ?
Mariana Otero : Les directeurs de festival élaborent une sélection pour faire valoir leur choix. Ils mettent en valeur leur sélection en allant chercher des films, en particulier inédits. L’Acid ne suit pas du tout cette démarche-là. Nos critères de choix ne sont pas les mêmes. Nous établissons une programmation pour aider des films à être mieux vus ensuite. À nos projections de Cannes, il y a plus de 250 exploitants, qui viennent parce qu’ils sont intéressés a priori par ces films et qu’ils sont susceptibles de les programmer au moment de leur sortie. C’est une sorte de grand prévisionnement, qui est très précieux, parce que, en dehors de Cannes, les exploitants sont souvent très occupés et n’ont généralement pas le temps de voir nos films. En outre, la majorité des films choisis n’ont pas, au départ, de distributeurs. Le passage à l’Acid à Cannes leur permet d’en trouver. Et, désormais, l’Acid étant de plus en plus reconnue, des