« Le Gamin au vélo » : « La psychologie est inutile »

Les frères Dardenne signent un film chaleureux et doux, avec une Cécile de France tout en bonté.

Christophe Kantcheff  • 19 mai 2011 abonné·es
« Le Gamin au vélo » : « La psychologie est inutile »
© Photo : Christine Plenus

Politis : Du « Gamin au vélo », votre nouveau film, émane un sentiment inhabituel de douceur, comme si on se trouvait là dans une Belgique où il fait bon vivre…

Luc et Jean-Pierre Dardenne : Ce sont des lieux, à Seraing, où nous avons pourtant déjà tourné, en particulier la Promesse, le Fils, et l’Enfant , mais c’était l’hiver. Le soleil et la verdure changent tout. Nous voulions tourner en été parce qu’il y a une scène importante dans le film avec un arbre, et nous voulions des feuilles à cet arbre. Et puis, cette lumière et cette chaleur conviennent à l’histoire que nous racontons. Nous n’avions pas envie que le garçon souffre sur son vélo à cause des éléments naturels, de la pluie ou de la grêle par exemple. Sans nier la rudesse de la réalité, nous voulions écarter ce genre d’obstacles. Nous voulions que le spectateur sente la chaleur sur les corps, sur les visages, sur ce qui les environne, et que cela soit en harmonie avec la chaleur qu’apporte Samantha, interprétée par Cécile de France.

Vous n’aviez jamais filmé une femme comme vous

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Culture
Temps de lecture : 6 minutes