Jean-Louis Laville : « C’est le moment d’être pris au sérieux »

Le sociologue Jean-Louis Laville explique les enjeux des états généraux de l’Économie sociale et solidaire. Et définit un secteur qui a vocation à devenir une composante à part entière de l’économie.

Thierry Brun  • 16 juin 2011 abonné·es
Jean-Louis Laville : « C’est le moment d’être pris au sérieux »
© Dernier ouvrage paru : **Agir à gauche, l’économie sociale et solidaire* ,* édition DDB, 2011.

Politis : Pourquoi ce besoin d’organiser des états généraux de l’économie sociale (ESS) et solidaire cette année ?


Jean-Louis Laville : Le milieu de l’ESS s’est beaucoup modifié ces dernières décennies. Une tradition d’économie sociale est représentée par les statuts associatifs, coopératifs et mutualistes et, à partir des années 1970, une multitude d’initiatives citoyennes ont généré des démarches de démocratisation de l’économie. Elles se sont retrouvées sous l’appellation d’économie solidaire. Plus récemment, des acteurs ont mis en avant un entrepreneuriat social et ont créé un mouvement, le Mouves. En termes économiques, l’ensemble de l’ESS représente près d’un emploi sur dix dans l’économie française.


Nous sommes cependant à la croisée des chemins, notamment parce qu’il y a une indubitable montée des pratiques et un questionnement de

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